lundi 1 avril 2013

Un chien de ma chienne, Mandalian


Le numéro 14 de la collection Coups de tête: un polar nouveau genre!
Je poursuis ma mission de commenter tous les romans de la collection Coups de tête avec le numéro 14. J'avais lu Un chien de ma chienne à sa sortie, en 2009 et j'en gardais un souvenir mitigé. En fait, pas mal tous les romans de cette saison du printemps 2009 de Coups de tête m'ont laissé un souvenir flou. Mais allons-y un livre à la fois!
Évidemment, plutôt que de commenter le livre à partir de mes souvenirs, j'ai relu le livre. C'est bien l'avantage des courts romans d'environ 100 pages!


Donc, Un chien de ma chienne met en scène François, qui se fait frencher par une jolie fille à l'extérieur du party, une dénommée Francesca, qu'il perdra de vue... mais il décidera de la suivre, allant même jusqu'à prendre l'autobus pour Sherbrooke, où ses amis le remettront sur la piste de la jolie, dans une maison de production de drogue dans la forêt Sherbrookoise. François et Francesca se rencontreront et cette rencontre changera la vie de François...
La structure du roman est simple: un prologue et un épilogue avec narrateur extérieur, qui présentent la même scène mais avec plus de détails dans l'épilogue, et le roman proprement dit est narré avec un "je" qui est François. Il parle en courte phrase syncopées, souvent sans sujets (il va directement au verbe) et nous raconte ce qu'il voit et agrémente le tout de commentaires.
Ce n'est pas désagréable de partager ses pensées, même si parfois il peut paraître antipathique, ce qui le rend plus humain. François est littéralement obsédé par Francesca, mais il ne se doute pas que cette dernière et Jacques, une connaissance de François qu'il croise à Sherbrooke, ont une longue histoire qui explique bien des agissements.


Un chien de ma chienne est un roman qui n'est pas mauvais, mais qui se termine par la mort du "je" narrateur... Dans un polar, c'est étrange et légèrement déplacé, considérant que le narrateur nous dit lui même qu'il meurt. Ce genre de finale dans un roman fantastique demeure possible, mais dans un polar... L'autre truc qui accroche, c'est la quantité de fils qui pendent encore à la fin, sur les relations entre Francesca et Jacques, par exemple, et le pourquoi des morts, qui n'est pas claire.
Sinon, lorsqu'on s'est habitué au rythme des phrases et à la structure du parlé de François, c'est une lecture divertissante, trash, baignée d'alcool, de drogue et de fornication, dans la pure tradition Coups de tête.

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