lundi 8 avril 2013

Big Will, Alain-Ulysse Tremblay

Comment dire... WOW!
Soufflé. Transporté. Flabergaster. Abasourdi.

Big will, d'Alain Ulysse Tremblay, est l'un des rares romans que je n'ai pas réussi à lâcher une fois commencé.

Big Will, c'est le nom d'un personnage secondaire rencontré dans "La vie d'Elvis" et "Sympathie pour le destin". Amérindien Cree de la Baie James, il fait sa vie, après quelques meurtres (justifiés) dans son village, il se sauve, avec Yago, un peu plus jeune que lui, dont il vient de tuer le père.

Ils travailleront dans un bar ambulant, le Paradis, sillonnant le nord du Québec pendant plusieurs années, avant que Big Will ne se retrouve sur un pétrolier, à l'autre bout du monde, jusqu'à son retour au Québec, où sa quête d'identité le portera finalement à Sept-Iles et aux États-Unis, à la recherche des bêtes de son passé. Will se sent investi par le Wendigo, bête sanguinaire du folklore amérindien, et il hallucine que les fantômes des gens qu'il tue le suivent et lui veulent du mal. Mais détrompez-vous: ce n'est pas une histoire de fantôme ni un récit fantastique, car Will y croit, lui, à ces fantômes.

Pour lui, ils sont réels.

Nous suivrons Will sur une bonne partie de sa vie d'adulte, (mais pas jusqu'à la rencontre avec les personnages que nous connaissons déjà), et le drame sera toujours enlevant, palpitant et poignant.

Le roman est excellent, mais c'est lors de l'épilogue, où l'auteur prend la parole à la place du narrateur pour nous expliquer qui était réellement Big Will que le récit prend tout son sens, qui transcende le roman même pour devenir une partie du réel.

Des romans comme ça, on en prendrait n'importe quand.

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